Les bus, bien sur.

Le moyen de transport le plus simple, le plus pratique et le moins cher pour se déplacer en Inde du sud.

Il semblerait qu’ils soient un peu plus sûrs que par le passé. J’ai le souvenir de carcasses parsemant  les fossés ; ornements peu décoratifs et assez anxiogènes… C’était il y a 20 ans.
Pendant notre périple rien de tel. Soit les conducteurs se sont assagis, soit les services de nettoyage des routes sont devenus terriblement performants.
Cela dit, sur les routes de montagne, on voit pas mal de panneaux incitants les conducteurs à se calmer.

Attention lorsque vous arrivez dans une gare routière ; l’arnaque classique consiste à vous emmener dans un « bureau » qui vous vendra un billet dans un car qui est : au choix 1/de luxe, 2/ direct ou 3/ les 2 à la fois. Laissez tomber et demandez le bus qui va  à votre destination d’arrivée ; on vous l’indiquera ; faites vous confirmer, montez, reconfirmez une dernière fois avec les gens qui sont dedans ; l’achat du billet se fait généralement dans le bus.  Cela est valable pour les trajets relativement courts : 2 à 6 heures de route ; pour les longues distances on ne sait pas.

Les rickshaw

Également dénommés Tuk tuk. Un moyen de transport pratique, « aéré » mais parfois fatiguant : soit il faut négocier pour avoir un tarif convenable (c’est à dire un peu plus cher que les indiens mais pas trop quand même), soit le tarif est dérisoire (visite de Kochi à 50 roupies les 2 heures) mais passage obligé dans de multiples boutiques où sont commissionnés les chauffeurs : à vous de voir ! Enfin , dans les coins à touristes, il y a toujours un « teasing » que les rickshaw utilisent pour vous inciter à monter dans leur véhicule ; lorsque nous y étions c’était « venez dans ma Ferrari, air conditionné » ; la première fois c’est rigolo, la deuxième moins et les fois suivantes : bof !

A Kochi, nous on a notre préféré : JITHU tél : 9895155042 ; super sympa, parlant très bien anglais, une mine d’information ; il nous a fait visiter une fabrique d’épices, un café ou l’on sert de très bons pakora pas gras, etc, etc…  ; il a même sa photo sur le site « The advanturists » (lien sur le blog) car il leur a donné un coup de main dans l’organisation de la course des rickshaw ce printemps.

Les taxis

Alors là, ça se corse ; se mettre d’accord sur une course en taxi est un peu compliqué.

Nous avons pris un taxi entre Kottayam et Kumily (la petite ville à côté de la réserve de Periyar devenue en une vingtaine d’année, archi touristique).
Pour ce trajet, nous avons payé 500 roupies (8 €) ; ce qui n’est vraiment pas cher mais il s’agissait d’un retour de taxi c’est à dire que ce taxi avait déjà été payé  sur un trajet aller qui inclut toujours le retour, qu’on le prenne ou non.

Nous avons pris un autre taxi à Thanjavur (Tanjore) pour aller à Munnar en passant par Tiruchirapalli (Trichy) et là ça a été une autre histoire.
A priori il faut compter 6 rps/km ; on avait estimé le trajet à 300 kms, donc 600 (aller/retour) ; à cela il fallait ajouter le passage de la « frontière » Tamil Nadu / Kerala : 350 rps (on pense que l’on s’est fait avoir !), puis 500 rps pour la montée (en effet pour aller à Munnar, ça monte et les voitures souffrent plus que sur du plat et consomment plus) + 200 rps de défraiement pour le chauffeur ; donc 4.650 rps renégociable si plus de kms étaient effectués. Au final nous avons payé 6.200 rps (100 €) car le compteur indiquait 434 kms (soit un règlement sur la base de 868 kms), ce qui totalement impossible. Nous soupçonnons fortement notre cher chauffeur d’avoir trafiqué le compteur à notre arrivée, profitant de la confusion, de la fatigue et de la nuit.

En résumé, si vous ne voulez pas trop être considéré comme des pigeons,  négociez un prix forfaitaire ferme pour un trajet donné sur la base d’une durée (1 jour, 2 jours …). Par exemple, lorsque l’on prend un taxi sur plusieurs jours, la moyenne journalière est d’environ 45 € soit 2.700 rps.

Ceci mis à part, prendre un taxi de temps en temps est reposant et permet de s’arrêter en chemin pour visiter, se restaurer, admirer et surtout de se faire véhiculer dans une Ambassador (L’AUTO des taxis) qui n’a pratiquement pas bougé depuis 60 ans. .
Nous n’avons néanmoins pas opté pour une location longue durée (avec chauffeur) car les aléas du voyage font pour nous, partie du plaisir et les transport en Inde sont vraiment pratiques.

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