Nous sommes arrivées de Kochi à Alleppey par la route (la liaison en ferry n’existe plus) et avons déposé nos sacs à la « Gowry Residence » (600 rps la double, chambre toute à fait correcte, nourriture simple mais bonne et 2 ordinateurs avec internet à disposition : rien à redire !) avant d’aller faire une petite ballade en fin d’après midi vers les canaux, histoire de sentir l’atmosphère. Sur les bords du canal, un homme suit des yeux le passage des barques. Premiers moustiques, premières odeurs mêlées de vase et de jasmin.

Sur le chemin  du retour, nous nous arrêtons dans un petit temple tamoul où se déroule une cérémonie. Les hommes recouverts de poudre orange dansent à petit pas devant des offrandes. Les femmes, un ticket à offrandes à la main rassemblées avec les enfants,  regardent le « spectacle ». La musique n’en finit pas, les prêtres défilent avec des lampes à huile, l’encens nous enveloppe et on nous recouvre le front de cendre et de poudre orange. Nous y sommes resté un bon moment, emportées par le rythme et le temps pour Isabelle de croquer les femmes avec leurs saris multicolores.

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Le lendemain, nous partons vers 5h30 au matin faire une ballade de 4 heures sur une barque. Nous avons préféré cette solution plutôt que les houses boats à moteur, véritable industrie avec des bateaux à touche-touches  qui polluent l’eau et les rives.

Notre « capitaine » avait fière allure et avec son coéquipier posté à l’arrière,  ils nous ont fait visiter les backwater avant la cohue des houses boats.

Tout au long du cours d’eau, les berges fourmillent d’activité ; les femmes lavent le linge et les enfants pêchent, les autres se désaltèrent et tout le monde utilise le fleuve comme une immense salle de bain ...

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... Ou comme un grand séchoir.

Pendant que les écolières vont à l’école avec leur uniforme bien repassé.

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Après notre ballade en pirogue, nous avons quitté Alapuzzha pour Kottayam en ferry, histoire de prolonger le plaisir et pour faire un peu comme les indiens qui utilisent ce moyen de transport comme nous, les autobus. Le bateau « tire des bords » entre les 2 rives et les jacinthes d’eau et les passagers montent et descendent rapidement, quelquefois sautent à bord car le ferry ne marque pas vraiment d’arrêt.

Une seule précaution à prendre pour profiter du trajet : viser une place devant le moteur et la plus éloignée possible pour éviter la fumée et limiter le bruit.

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Nous arrivons à bon port et débarquons …  Nous ne pouvons pas faire autrement d’ailleurs !!!

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