Arrivée à Tanjore dans un bus chaotique. Nous nous sommes installées à l’hôtel Tamil Nadul, un hôtel d’État où vont essentiellement les indiens. 1.000 rps (15 €)  la chambre double avec AC, plutôt spacieuse et meublée simplement. On peut prendre un petit déjeuner dans la cantine située dans l’enceinte de l’hôtel. Nous avons tout de suite réservé et donc payé d’avance (toujours comme ça dans les hôtels d’État) pour 2 jours car l’hôtel se remplit vite le weekend ; beaucoup de pèlerins vont au temple qui est probablement l’un des plus beaux (sinon le plus beau) du Sud.

Nous nous y sommes rendues dès notre arrivée en fin d’après-midi ; d’étroits tapis de coco tracent les chemins qui permettent aux fidèles et aux touristes occidentaux de marcher au lieu de courir lorsque le soleil tape ; de plus, ici on peut mettre des chaussettes ; remarque triviale certes, devant la majesté du lieu mais qui a son importance (ceux qui ont visité les temple au zénith en comprendront la portée !). Ici comme à Madurai  en semaine et au même moment de la journée, c’est le calme plat, quelques personnes déambulent  sous le soleil déclinant ; le temple de Brihadishwara  construit en granit rosé s’embrase au couchant, de jaune doré, d’orange, de rouge.

Il n’a pas besoin, à l’instar de celui de Madurai de couvertes multicolores, il est « polychromé » par le soleil.
Des petits temples ça et là abritent les conversations ; tout ici est plus intime malgré l’immensité du lieu.

Une longue galerie avec des lingams  de toutes tailles encercle le temple. Les fidèles viennent s’y recueillir, les oindrent de lait, de diverses poudres colorées.

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Sur une pelouse accueillante , les familles se reposent improvisent des piques-niques ; on est loin de la clameur de la ville.

Pour ceux qui ont eu la chance d’aller au Cambodge visiter les temples d’Angkor et alentour et de voyager dans d’autres pays du sud est asiatique, l’architecture et  la statuaire ont des airs de famille avec Brihadishwara. L’ombre des Cholas planent sur la plupart de ces contrées… et protègent les amoureux de Tanjore.

Plus loin une procession … d’écoliers qui se dissipent à notre passage. Rien de nouveau sous le soleil !

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Le lendemain, le palace, sa bibliothèque  et sa galerie d’art. Vérifiez bien les horaires et comptez tout de même au moins 2 heures de visite (si vous aimez les belles bâtisses un peu décrépies et les sculptures).

La bibliothèque est poussiéreuse mais renferme des milliers de manuscrits sur feuille de palmier, des estampes mal mises en valeur mais qui valent le détour. En prime, une atmosphère délicieusement désuète et des gardiens ravis que des touristes y consacrent un peu de temps.
Le palais royal mérite aussi qu’on s’y arrête. On y rêvasse à sa splendeur passée. Une des salles colorée a des recoins habitées par des centaines de chauves-souris ; ma lampe frontale a été utile bien que nous ne nous soyons pas aventurées bien loin : les chauves-souris sentent très mauvais !

Dans une des salles de la tour, une rencontre incongrue avec … un squelette de baleine !

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Dans la galerie d’art, beaucoup d’enfants menées par leurs enseignants qui essayent tant bien que mal de les tenir.
Et pour les petits : tout est étudié, même la taille des éléphants !

Tous les dieux sont là et nous regardent en se déhanchant nonchalamment : des images pour plus tard.

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A quelques kilomètres de là, vers Vallam Road dans le quartier des artisans, nous sommes allées visiter une petite fonderie familiale. La femme originaire du Rajasthan dessine des miniatures sur d’anciennes cartes postales. les couleurs sont naturelles et préparées au fur et à mesure.

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Les hommes travaillent la fonte.  A l’ombre de la forge nous buvons le tchaï en mangeant des beignets de pommes de terre.

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L’après-midi, grande fête au temple en l’honneur de Nandi (la monture de Shiva).

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Beaucoup de vendeuses de fleurs à l’entrée et toujours les couleurs.

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Accueillies par l’éléphant (on notera au passage une nette amélioration dans la maîtrise du dessin animalier),

nous déposons au préalable nos chaussures. Au choix : proprement

… ou de manière plus … artistique.

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A l’intérieur, ce n’est plus la même ambiance que la veille au soir, le monde se presse, s’enduit le front de poudre, achète du lait pour Nandi.

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Les prêtres s’affairent.

A la fin de la cérémonie, le lait déversé sur Nandi s’écoule dans des gouttières et les enfants (plus agiles) le récupèrent.

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Nous sommes parties le lendemain en taxi (Cf. voir nos déboires dans l’article relatif aux transports) vers la région de Munnar via Trichy  ( Tiruchirappalli) ; nous y sommes passées en coup de vent (problèmes gastriques obligent !) ; son fort et son temple principal auraient mérité qu’on y consacre un peu plus de temps.

J’ai « gravi » les 437 marches pour arriver en haut du fort. Bon, il faut relativiser, ce n’est pas si difficile que ça, il fait chaud mais l’air est sec ; en plus il y a pas mal de petites esplanades qui réservent de jolies surprises. En haut, la vue est belle et il y a toujours des écoliers rigolards qui se pressent autour de vous pour se faire photographier et vous dire bonjour.

Dans le grand temple de Sri Ranganathaswani, les prêtres et les fidèles s’affairent, une grande cérémonie se prépare ce soir ; malheureusement nous n’y assisterons pas. Adossé à une colonne, un homme déchire des tissus pour en improviser l’étoupe des futures torches.

Des curieuses essayent de voir derrière les portes (à moins qu’elles n’y déposent des offrandes), sous le regard amusé des petites apsaras.

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Plus loin, des petites filles se restaurent après avoir fait l’offrande de leurs cheveux aux dieux … qui n’en profiteront pas vraiment. Tout est récupéré, transformé et revendu à prix d’or dans les pays occidentaux très friands de perruques et maintenant d’extensions en cheveux naturels. Tant pis pour Shiva.

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Dans la rue, une autre procession colorée qui ouvre le chemin à un homme hameçonné de fruits,  de fioles, de paquets d’épices ; c’est l’élu qui s’offre en sacrifice.

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Tiens, des poussins !!!

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